Afrique de l'Ouest, UEMOA · CEDEAO

Protection des données :Togo

  • Vérifié le 15 oct. 2026
  • IPDCP

Texte de référence

Loi relative à la protection des données à caractère personnel

Loi n° 2019-014 du 29 octobre 2019

Autorité de contrôle

IPDCP, Instance de Protection des Données à Caractère Personnel

Site officiel
Obligatoire

Formalités

Déclaration préalable auprès de l'IPDCP pour les traitements hors cas particuliers (art. 6). Dispense de déclaration si le responsable a désigné un correspondant à la protection des données chargé de veiller au respect de la loi — sauf en cas de transfert vers un pays tiers, où la déclaration reste requise (art. 5). Organisation de l'IPDCP précisée par le décret n° 2020-111/PR.

Non requis

Délégué à la protection des données

La désignation d'un correspondant à la protection des données (articles 75 à 78) n'est pas obligatoire : c'est un mécanisme optionnel qui, lorsqu'il est utilisé, dispense des formalités préalables de déclaration (sauf transfert hors du pays). Aucun seuil ne rend sa désignation obligatoire dans le texte lu intégralement.

Sans délai chiffré

Notification d'une violation de données

La loi, lue intégralement (chapitres sur la sécurité, la confidentialité et les droits des personnes), ne prévoit aucune obligation explicite de notifier une violation de données à l'IPDCP ou aux personnes concernées. Seule une obligation générale de sécurité (art. 52) et de confidentialité (art. 51) existe. Par prudence, informez l'IPDCP et les personnes concernées sans délai en cas de violation malgré l'absence d'obligation légale explicite.

Transferts hors du pays

Transferts vers l'étranger encadrés par la loi : niveau de protection suffisant ou autorisation ; déclaration à l'IPDCP requise même si un correspondant a été désigné.

Données sensibles

Données sensibles soumises à un régime protecteur renforcé.

Sanctions

Sanctions administratives de l'IPDCP pouvant atteindre 100 millions FCFA (art. 71), avec astreinte journalière pouvant atteindre 5 millions FCFA en cas d'urgence (art. 72). Sanctions pénales par paliers : 1 à 5 ans de prison et 1 à 10 millions FCFA d'amende pour traitement malgré retrait d'autorisation ; 1 à 3 ans et 500 000 à 5 millions FCFA pour non-respect des normes simplifiées, réduit à 3 mois-1 an et 100 000 à 1 million FCFA en cas de négligence.

Le plafond de 20 millions FCFA rapporté par la presse juridique lors d'une revue précédente n'a pas été retrouvé dans le texte intégral : le plafond réellement prévu pour les sanctions administratives est de 100 millions FCFA (art. 71).
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